kdi dctb 146

kdi dctb 146 – cartographie sonore autour du Taurion

octobre 21, 2009

k146 (ou « kdi dctb 146 ») est un projet de cartographie sonore et d’étude du paysage sonore autour de la rivière Taurion (ou Thaurion). Il prend en compte la totalité du parcours de la rivière, de sa source, sur le plateau de Millevaches près de Gentioux en Creuse, jusqu’à sa confluence avec la Vienne, à St-Priest-Taurion en Haute-Vienne.

Voir le blog k146 : cartographie sonore autour du Taurion

 

Cartographie sonore autour du Taurion

Septembre 2008.
Depuis plus d’une dizaine d’années j’enregistre et explore auditivement assez systématiquement l’environnement sonore dans lequel je vis – c’est la base de mon travail sonore. En 2005, une ré-écoute des enregistrements réalisés pendant les dix années passées, m’a fait prendre conscience qu’une bonne partie de ces enregistrements avait été réalisée – à priori complètement inconsciemment – aux alentours d’une rivière et de sa vallée, le Taurion.

J’ai alors décidé d’explorer plus en avant cet espace et d’en faire une sorte de cartographie sonore.

La rivière Taurion (ou Thaurion) n’a, en elle même, rien de vraiment particulier ; “longue de 107 km, elle prend sa source à environ 785 m d’altitude sur le Pla­teau de Millevaches, sur le flanc du Puy de Groscher, à 2 kilomètres et demi à l’est de Gentioux (commune de Gentioux-Pigerolles), dans le département de la Creuse. Elle passe sous le pont de Sénoueix, puis alimente le Lac de Lavaud-Gelade, avant de traverser la Rigole du diable. . Elle se jette dans la Vienne en rive droite, à Saint-Priest-Taurion, à 232 mètres d’altitude, après avoir été plusieurs fois utilisée dans des barrages hydro-électriques, (La Roche Talamy, l’Étroit, Saint Marc, Chauvan).
Le Taurion est une rivière puissante et fort abondante, alimentée par les précip­itations elles aussi abondantes de la Montagne Limousine” (Wikipedia).

 

 

Je crois que c’est peut-être la banalité de cet environnement – seulement apparente – qui m’a poussé dans ce projet.

Ne dit-on pas que l’écoute sublime le banal ?

De nombreuses questions ont animé et animent encore mon travail autour de tout cet espace dont je découvre chaque jour la richesse sonore :

  • - jusqu’où peut-on aller dans l’exploration sonore d’un lieu ?
  • - quel sens donner à la cartographie sonore ?
  • - jusqu’où la relation / l’intimité avec un lieu peut-elle aller ?
  • - quelle réalité se cache derrière les termes de paysage sonore, soundscape, d’acoustic ecology, de phonographie ? Quelle validité ont vraiment ces concepts ?
  • - quels sont les caractères sonores d’un lieu ?

 

Le projet se poursuit avec une édition prévue pour fin 2009 (kaon)