kdi dctb 039

kdi dctb 039
  • kdi dctb 039 [] – pièce sonore – mCD, sorti en octobre 2007, FernsRec (Fr.)
  • kdi dctb 039 [f] – pièce sonore, Festival Magnetic Trace
  • kdi dctb 039 [f-a] – pièce sonore

kdi dctb 039 [] est une partie de la « trilogie » comprenant « kdi dctb 151 » (bremsstrahlung recordings), « kdi dctb 039 » & « kdi dctb 180 » (TBR).

Une autre pièce sur les mémoires sonores de l’enfance, composée à partir d’enregistrements bruts réalisés dans différents lieux visités entre 1994 et 2007 : espaces acoustiques, objets sonores, auscultations sonores, sculptures sonores, paysage sonore… Le microphone et l’enregistreur comme outil primaire.

Il est quelquefois bon de faire une pause, de s’assoir et de se retourner vers le passé – alors, quelques fragments sonores apparaîtront… notre mémoire sonore.

 

 

Chroniques

kdi dctb 039 est une pièce studio de Cedric Peyronnet (aka toy.bizarre), où il ose un subtile mélange de Field Recording enregistrés sur plusieurs lieux de captation entre 1994 et 2007 ! Ce type d’assemblage semble marquer une évolution dans son travail : Cedric Peyronnet étant plus prompt à l’exploration d’un seul et même périmètre sonore pour ensuite créer une pièce en rapport direct avec le lieu.

Depuis plus de 10 ans, il poursuit sa démarche de création sonore, enregistrant et fixant sur support les moindres sons du monde sonore qui l’entoure. Cedric Peyronnet décrit ses travaux comme à la croisée de plusieurs types d’approches du son : la phonographie, l’écologie sonore (dont le fondateur R. Murray Schafer est le pionnier de la sensibilisation à l’écoute et à la préservation de l’environnement sonore), les travaux sur l’analyse de l’environnement sonore de Jean-François Augoyard et du CRESSON, le travail sur la notion de paysage sonore et les concepts proches du LandArt et l’art sonore, les techniques des musiques électroacoustiques et concrètes.

Eveil à l’écoute, jeux sur les textures, sensibilisation à l’environnement sonore, Toy bizarre génère une élégante musique concrète environnementale, une « transcription forcément distordue de la réalité ».

In : http://sonhors.free.fr/kronik/Toy_bizarre.htm

(…) Cédric Peyronnet, enfin, explore à sa manière, et sous le nom de Toy.Bizarre, des souvenirs mis en boîte. Ayant beaucoup enregistré (du passage d’un avion au chant des oiseaux), Peyronnet élabore un collage brut de vignettes sonores qu’il lui arrive aussi de traiter électroniquement. Eloge de la rupture, Kdi dctb 039 pourrait être la réponse constructionniste aux abstractions troublantes des deux autres références. Alors, la preuve par trois est faite, des possibilités charmantes de récents field recordings.

In : http://grisli.canalblog.com/archives/2007/12/06/7061534.html

(…) Avec Toy Bizarre, l’approche naturaliste est plus précise encore, c’est le choix de l’espace, souvent naturel mais pas exclusivement. Comme il y a longtemps, Cédric Peyronnet / Toy Bizarre a ici fondu divers field recordings captés en différents lieux et différentes époques (1994 à 2007). Lui qui presque toujours dresse le tableau sonore d’un endroit singulier, il a ici recomposé une création panoramique. Il n’y aura sans doute pas moins de force intime car les choix sont motivés. La composition – car il s’agit toujours de composition avec cet artiste de l’intermédiaire, du passage – se découpe en trois parties. La première et la dernière introduisant et fermant le disque d’abord dans une sorte de tumulte, survol en avion puis crépitement, enfin dans un reflet métallique méditatif. Les courts silences de transition, comme des respirations, encadrent plus d’épaisseur et d’unité, un drone en expansion, qui s’effiloche et s’émancipe dans l’espace, se déploie sur différentes fréquences, résonne comme le cristal et rugit comme le torrent. Le babillage des grains et des flammèches n’est pas absent, il finit de concrétiser la scène qui déjà est théâtre expressionniste. La main de maître, de l’artisan Toy Bizarre sculpte ce dialogue des éléments, qui s’allongent et se croisent, accordent leurs tempéraments, décroissent et croissent comme le jour et la nuit rythmant la représentation de qui pourrait bien être pour C. Peyronnet un lieu musical idéal.

In : http://www.feardrop.net/chroniques.html

Verdammt knusprige Natur- und Umweltaufnahmen, die uns über 20 Minuten regelrecht um die Ohren gerieben werden. Mikroskopisches Gezwirbel im Unterholz, begleitet vom Düsenjet in 8000 Meter Höhe, geht über in fantastische Echodrones. Vögel zwitschern entfernt, Schotter, Gewitter und verschwommenes Glockenläuten wachsen aus fremden Texturen und lösen unmerklich einander ab. Leider viel zu kurz, dafür aber entrückter und anonymer als Luc Ferraris Aufnahmen und tausendfach klarer als alles von Francisco Lopez. Bravo!

In : De:Bug 07/08